Antibiorésistance: un rapport de la Confédération attribue de bonnes notes…
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Les antibiotiques servent à traiter des maladies bactériennes. On constate cependant que de plus en plus d’antibiotiques perdent leur efficacité, car les bactéries développent des résistances.
Les vétérinaires suisses utilisent le moins possible d’antibiotiques et avec le plus grand soin. Ils encouragent une garde d’animaux qui favorise la santé animale et mène à une réduction des pathologies animales. Cependant, il importe de pouvoir continuer de traiter les animaux de manière appropriée.
La SVS s’engage dans le cadre de la Stratégie nationale de lutte contre l’antibiorésistance (StAR). Les êtres humains comme les animaux ne doivent pas souffrir et ont un droit à un traitement médical approprié et efficace. Il est donc important que les vétérinaires, les médecins et les agriculteurs collaborent étroitement et s’engagent en commun pour la réduction des résistances aux antibiotiques, afin de préserver l’efficacité de ceux-ci à long terme.
Depuis de nombreuses années, la médecine vétérinaire fait preuve d’une conscience élevée des risques et assume sa responsabilité dans le cadre de l’emploi des antibiotiques. Les vétérinaires mettent en oeuvre une diversité de mesures dans ce domaine.
Stratégie nationale de lutte contre la résistance aux antibiotiques StAR
AntibioticScout – un outil web pour l’implémentation de l’emploi raisonnable des antibiotiques
Guide thérapeutique (aide décisionnelle) pour une utilisation appropriée des antibiotiques
Bon usage des antibiotiques 2024 – dépliant pour les détenteurs d'animaux
Qu’il s’agisse de chats, chevaux ou bovins, depuis 2019 tous les traitements d’animaux avec des antibiotiques sont saisis dans une banque de données nationale. Le système d’information sur les antibiotiques (SI ABV) enregistre l’utilisation des antibiotiques par espèce et par cabinet vétérinaire, de même qu’en fonction des détentions animales et des types de production rencontrés dans l’agriculture. La SVS a accompagné étroitement l’introduction de la banque de données afférente et contribué de façon considérable à son bon départ.
L’obligation de consigner entraîne une charge de travail supplémentaire pour les vétérinaires. Ceux-ci assument cette contrainte supplémentaire notamment compte tenu du fait que la banque de données sur les antibiotiques offre la chance de circonscrire plus précisément les zones de problèmes et de définir les mesures appropriées. Il est donc essentiel que la banque de données autorise de faire des déductions claires sur l’évolution des résistances. C’est ce pour quoi s’engage la SVS. Du point de vue de l’association, les données d’utilisation de la médecine humaine devraient aussi être saisies.